STIB: il n’y aura pas de service minimum en cas de grève sauvage

C’était une proposition du MR et du FDF. L’objectif était de garantir un trafic minimum sur le réseau lors de mouvements sociaux déclenchés sans préavis. Mais la majorité en place à Bruxelles a rejeté cette proposition qualifiée d’idéologique et inapplicable. Reportage de Philippe Carlot.

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© lesoir.be

Le hasard de l’agenda a mis ce texte déjà ancien à l’ordre du jour du Parlement bruxellois le lendemain d’un vote en faveur d’un service minimum à la SNCB au parlement fédéral. Mais cette fois, l’issue du vote fut tout autre. Le député MR Philippe Pivin résume la philosophie de la proposition :

« Pour assurer un service public de qualité, il est important que les usagers soient respectés. Cela impose un service minimum en cas de grève sauvage et que les usagers de la STIB puissent être remboursés des sommes indûment payées ».

Tir de barrage sur les bancs de la majorité. Céline Delforge, Ecolo :

« Qu’est-ce que ça va donner ? On sélectionne comment les passagers qui ont le droit de monter dans un bus ? A partir de quel moment on décide que le bus n’embarque plus personne ? ».

Même objection de fond au PS. Philippe Close, chef de groupe :

« Ce genre de solutions, ce sont des résolutions de provocation qui ne servent à rien et qui ne font pas avancer le débat et surtout qui risque de paralyser, à terme, la concertation sociale qui est, je pense, en Belgique, un joyau que nous devons préserver ».

Les partis de la majorité et le Sp.a – dans l’opposition – ont rejeté la proposition d’instaurer un service minimum à la STIB.

Philippe Carlot

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